Alterfictions 2025 ou comment jouer à domicile.
En 2023, je m’étais incrusté à la première édition du festival Alterfictions. (Le mec qui se pointe trois mois après la clôture des inscriptions… hum.) Un week-end au château d’Yverdon dont je garde de magnifiques souvenirs. Surtout, c’est à cette occasion que j’ai fait la connaissance du GAHeLiG (dont je fais maintenant partie).
Autant dire que, quand les dates de la cuvée 2025 ont été annoncées, j’ai tout de suite bloqué mon samedi et mon dimanche! Voici un bref compte rendu de ma participation à cette seconde édition.
Vendredi: mal aux bras
Vendredi 14 novembre à 16h30, j’empoigne mes sacs remplis de dix-huit kilos de livres et je pars en direction du château. Après cent mètres, je regrettais déjà mon choix. Mais pourquoi n’y suis-je pas allé en voiture! Bref… j’ai eu mal au bras toute la soirée.
Samedi: mal à la tête
Samedi vers 8h30, je me mets en route. (Y a de la marge, j’habite à quinze minutes à pieds du centre-ville et le festival démarre à 10 heures.) Arrivé sur au château, j’installe mon espace et, soudain, je me rends compte que mon badge est resté dans ma veste à la maison.
«Quand on n’a pas de tête, on a des jambes», me dira Amélie en riant.
9h59, je me dirige vers l’estrade pour prendre ma place de dédicace en compagnie de Line, d’Elisa et d’Anaïs. Alias les sacrifiées du créneau d’ouverture.
Il est encore tôt, le public ne pousse pas au portillon pour réclamer nos signatures. Des camarades viennent discuter. Au détour d’un échange avec Julien, Le bastion des dégradés (dernière sortie de PVH) devient La tour des dépravés. Avec Anaïs, on se dit que ce serait un bon titre pour une romance érotique MM dans un univers fantasy. Qui sait… un projet à quatre mains est peut-être né.
Lorsque j’ai été admis au GAHeLiG, je me suis fixé comme objectif de livre au moins un récit de chaque membre. Quand mon créneau est terminé, je file donc à travers les îlots pour faire mon shopping.
À partir de 11 heures, l’Aula Magna commence à se remplir. À Alterfictions, auteurs et autrices ne sont pas parqués derrière une table pour la journée. On «stabule» autour des îlots de livres, tout en échangeant avec le public dans une ambiance conviviale.
Midi: première bière, une assiette de charcuterie et c’est reparti! L’après-midi se passe dans la bonne humeur. Signatures, discussions, rencontres: pas le temps de s’ennuyer.
Le soir venu, l’équipe se retrouve pour manger dans les caves du château. David, accompagné de Lionel (l’autre) et Jean à la voix, nous régale d’un concert en jouant quelques titres de l’album qu’il a produit à partir de chanson présente dans les romans des membres.
Peu à peu, la salle se vide. Restent celles et ceux qui dorment à Yverdon. Les bières et les blagues s’enchaînent. (Parce que tu fumes toi?!) À 22 heures, Christophe, qui a les clés du château, annonce qu’il est l’heure de boucler. J’accompagne un petit groupe à leur hôtel.
«On se prend encore un verre?»
On finit au whiskey dans le lobby… À minuit, je suis chez moi, avec une sacrée soif et un joli mal de tête.
Dimanche: mal au dos
Le réveil pique un peu, c’est le moins qu’on puisse dire. Je me traîne au château sous la pluie (au moins, je n’ai pas oublié mon badge), puis je reprends ma place près de la fenêtre. Le regard dans le vague et des petits nains hargneux qui tapent dans mon crâne. (Donnez-moi un rouet et de la laine et je passerai presque pour une princesse médiévale.)
Le dimanche se déroule à nouveau dans la bonne humeur. À partir du milieu de l’après-midi, ce n’est plus la tête qui me fait mal, mais le dos… 😅 Fais pas bon devenir vieux.
Toujours est-il que ces deux jours ont été magiques. Un moment hors du temps, empreint de littérature, de camaraderie et de passion. Vivement l’édition 2027.
Merci à toutes celles et ceux que j’ai croisés et avec qui j’ai eu l’occasion de discuter: Catherine, Elisa, Gilles, Gaël, Florence, Céline, Charlène, Caroline, Stéphane, Lucas, Anouk, Alessia, Amina, Fabrice, Sandra, Jean-François, Anabelle, Cédrine, Pascal, Stéphane, Sara, Xavier, Magali, Christophe, Stéphanie, Cyril, Sandrine, Sébastien, Daphnée, Claude-Cécile, Sylviane, Jessica, Murielle, Clarisse, Fanny, Virgine, et plein d’autre dont j’ignore le prénom.






